ActualitéActualité des partenairesÉCLATS #1 - Constellation provisoire
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Friday 29 May 2020
Sunday 27 September 2020

Le Creux de l'Enfer et Usine du May
Thiers

Contac
Le Creux de l’Enfer – 85 avenue Joseph Claussat, Thiers
04 73 80 26 56 ou This email address is being protected from spambots. You need JavaScript enabled to view it.

ÉCLATS #1 - Constellation provisoire

Réouverture et prolongement de l'exposition

Emma Baffet · Chlöé Bedet · Romain Blanck · Camille Bouaud · Clément Dupont · Joëlle Forestier (diplômée de l'Ensa Bourges) · Lény Labeaume · Amy Matthews · Etienne Mauroy · Stanca Soare (diplômée de l'Ensa Bourges) · Amélie Sounalet · Victor Villafagne

L’exposition collective ÉCLATS propose de mettre en valeur le travail de jeunes diplômés des écoles supérieures d’art de Clermont-Ferrand, Lyon et Bourges, dans le prolongement de l’expérience des Enfants du Sabbat. Cette première édition, intitulée Constellation provisoire, rassemble 12 artistes choisis pour leurs univers singuliers, lorsque l’école est finie et que tout commence ! Dans ce moment infiniment précieux de basculement, de multiples possibles et de merveilleuse incertitude, ils ont été invités à penser des modes de production d’aujourd’hui, écoresponsables voire collaboratifs, dans le contexte spécifique du patrimoine industriel de deux anciennes usines, au sein de la vallée du même nom. L’exposition, fondée sur l’acception personnelle de l’expérience et sur une écriture collective, vise autant à susciter des échos entre les œuvres et les pratiques, allant de la peinture à la sculpture, du dessin à l’installation, de la photographie à la vidéo, que leurs dissonances dans le temps et dans l’espace.

Réunis à Thiers à l’automne 2019, les artistes ont découvert la ville, son territoire et certaines de ses caractéristiques sociologiques, l’histoire de la coutellerie et de la céramique ainsi que les techniques de fonderie, plasturgie et imprimerie en rencontrant des entrepreneurs et créateurs dans la région. Ce contexte global de production lié aux notions de manufacture, machinerie, technologies, outils ou postures a nourri recherches et réflexions sur leurs propres conditions de travail et sur la distinction entre temps de réalisation et de diffusion, entre nécessités de matérialiser une conception et d’en limiter l’empreinte écologique.

Répondant à la forme de commande ainsi posée, ils ont collaboré avec d’autres artistes, des artisans ou entreprises et porté une attention particulière à la question du geste, au choix et à la mise en œuvre des matériaux, en privilégiant les ressources locales pour imaginer des pièces dédiées aux usines du May et du Creux de l’enfer. Aussi ont-ils tenu compte de leur architecture étonnante, porteuse d’une mémoire multiple, et de l’omniprésence de la nature, y compris à l’intérieur des bâtiments par le jeu des vastes fenêtres et la pénétration abrupte du rocher dans le centre d’art.

Pour certains projets, la coutellerie ou simplement le profil d’une lame et d’un manche deviennent motif ou moteur. D’aucuns tirent leurs lignes d’ornements, graffitis thiernois ou autres formes inscrites dans la ville. Et beaucoup explorent le concept de passage, celui des corps des ouvriers dans les lieux investis, celui du temps sur les usines, celui des habitants à Thiers, parfois pour quelques mois, celui des visiteurs aussi, celui de la planète à l’ère de l’anthropocène, celui des artistes enfin, à double titre : de l’école d’art à la vie professionnelle et dans ces espaces où ils sont invités à agir pour un temps donné. Rite de passage, passage de relai ou lieu de passage sont autant d’expériences physiques et mentales renvoyant à la solitude ou la rencontre, toujours provisoires. Or les œuvres d’Éclats #1, toutes signes d’un univers, dessinent une constellation, par essence de l’ordre de l’immuable. D’où l’ambiguïté du sous-titre, qui se révèle pourtant évidente pour évoquer à la fois l’unité et la diversité des propositions.

Conçue comme une expérimentation collective, l’exposition repose tant sur le risque et la surprise que la confiance, en soi et dans l’autre. Sur le fond – le choix des œuvres – comme sur la forme – leurs implantations dans les usines – elle est le résultat d’un partage de connaissances, compétences et idées, de la confrontation de points de vue jusqu’à l’heureux consensus qui, in fine, fait société !

La constellation est ainsi celle de l’éclat de chaque artiste et de chaque œuvre, comme du tout provisoire, qu’ensemble ils constituent. Juste avant que tout disparaisse, tout continue.

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Un samedi d’enfer 

Initialement prévu le 21 mars dernier, le Samedi d’enfer lié à l’exposition “Eclats #1 – Constellation provisoire” est reprogrammé le samedi 26 septembre 2020.

10h30-12h : Atelier enfants*
Une découverte ludique de l’exposition suivie d’un atelier de dessin et de gravure encadré par l’artiste Camille Bouaud.
Tarif : 2€/ enfant (6-10 ans).


14h-15h30 :  Visite de l’exposition Eclats #1*
Un temps d’échange privilégié ponctué de performances en compagnie d’Aurélie Barnier, commissaire de l’exposition.
Tarif : 2€. Gratuit pour les moins de 18 ans et les adhérents.


15h30-16h : Pause goûter
En compagnie d’Aurélie Barnier et des artistes.
Gratuit. Sans réservation.16h-17h : Conférence de Barthélémy Bette*
Les conditions de travail dans l’art contemporain : une machinerie, un poème, un enfer
Un dialogue avec le public sur les conditions sociologiques, économiques, physiques et ergonomiques du travail artistique, leurs convergences avec d’autres secteurs d’activité et leurs spécificités, la façon dont ces conditions orientent la production des artistes ; autant de conditions dont on parle si peu, comme si l’art jaillissait toujours sans labeur, sans douleur.
Après une formation en lettres et en science politique, Barthélémy Bette achève actuellement une thèse à la croisée de la sociologie et de l’esthétique, portant sur les rapports entre l’activité artistique et les formes dominantes de travail. Il est l’auteur de plusieurs publications dédiées à ces sujets et membre du collectif d’artistes et de théoriciens La Buse, engagée dans des réflexions et actions concernant les conditions actuelles du travail artistique.
Tarif : 2€. Gratuit pour les moins de 18 ans et les adhérents.


17h-18h :  Visite performée*
Une visite proposée par deux artistes de l’exposition, Amélie Sounalet et Joëlle Forestier, qui inviteront les participants à naviguer entre passé, présent et futur de les usines du May et du Creux de l’enfer.
Gratuit.Samedi 26 septembre de 10h30 à 18h

Contact 
Le Creux de l’enfer – 85 avenue Joseph Claussat, Thiers
* Réservation obligatoire : 04 73 80 26 56 ou This email address is being protected from spambots. You need JavaScript enabled to view it.

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Toutes les précautions sanitaires nécessaires dans le contexte de l’épidémie de covid 19 ont été mises en place pour accueillir le public en toute sécurité. Chaque visiteur est invité à respecter les règles sanitaires mentionnées sur le site internet (qui sera bientôt actualisé) et à l’entrée du centre d’art. Les groupes ne sont acceptés que sur rendez-vous, en dehors des horaires d’ouverture au public individuel, et dans la limite de 10 personnes.Pour information, voici les principales règles sanitaires que le public doit respecter : 
Jauge d’accueil limitée à 40 personnes maximum en simultané au Creux de l’enfer et à 20 personnes maximum en simultané à l’Usine du May.
Port du masque souhaitable. En cas de forte affluence, le personnel d’accueil peut être en droit de refuser l’entrée aux visiteurs n’en portant pas ou les inviter à revenir plus tard.
Désinfection des mains obligatoire à l’entrée et à la sortie du Creux de l’enfer et du l’Usine du May, avec mise à disposition de gel hydro-alcoolique.
Désinfection des mains obligatoire avant et après la consultation des livres et documents à l’accueil du Creux de l’enfer, avec mise à disposition de gel hydro-alcoolique.
Respect des distances de sécurité et du marquage au sol dans les espaces d’exposition.
Accès à l’ascenseur limité à une seule personne à la fois.
Accès aux toilettes sur demande.

RadioRadio

Une radio temporaire de création fabriquée par des étudiant(e)s de l’Ensa Bourges
en FM : 105.1 à Bourges
et sur le web

Atelier sonore d’esthétique

Créé en 2005, l’Atelier sonore d’esthétique, est un séminaire de recherche esthétique en création sonore expérimentale — site web

Arts et créations sonores

Post-diplôme en partenariat avec le Conservatoire de musique et de danse de Bourges — d'électroacoustique — site web

dsra
document & art contemporain

3e cycle — avec l'ÉESI Poitiers-Angoulême — site web