Concert du DDAA

vendredi 15 décembre 2017

Montreuil dans le festival "Semaine du bizarre" au théâtre Berthelot de Montreuil

Jean-Luc André

Artiste et théoricien, Jean-Luc André a créé et continue à développer le concept de « corps-récit » comme bord du réel.
Comment - dans la création - « le récit prend corps », et comment « le corps traduit le récit » ? Cette problématique – qui ressemble beaucoup au principe de « synthèse disjonctive », à tel point que l'on pourrait parler de « troublomatique » – anime profondément l'activité théorique et plastique de Jean-Luc André. Cette problématique croise le concept de « scénario / format » décrit par le critique d'art Christophe Khim en ces termes : « Format, saisi selon cette dynamique scénaristique, désigne un récit-exposition », et entre aussi en résonance avec la fameuse proposition de Nicolas Bourriaud : « L'artiste n'a plus pour but de produire des objets, mais des rapports au monde, des modèles de fonctionnement, mis en mouvement dans des entreprises.»
Chez Jean-Luc André, cette dynamique scénaristique se manifestera à chaque fois au travers de « corps-récits » – que l'on peut aussi définir comme « trajectoire-densité » – qui évoluent suivant les différents champs d'exploration.
Ainsi, Jean-Luc André participe dès 1977 à la fondation du groupe de musique hybride et expérimentale « Déficit Des Années Antérieures » (DDAA), à la fois expérience sonore et tentative de plasmaturgie du réel. Viendront ensuite différents corps-récits dont les noms et acronymes indiquent le rapport au monde : « Front de Brouillage International » (FBI) en 1978, « Interconceptuelle de Documentation » (ID) en 1984, « BAnque Aléatoire DE Récit » (BAADERBANK) en 1996, « Agence Nationale De Récit Évasif » (ANDRÉ) en 2011, « Académie des Arts Appliqués À la Re-Recherche Hésitante Heu Heu » (AAAARRHHH) en 2014.
Étant donné qu'un corps-récit a vocation à se manifester sous quelque forme que ce soit au gré des nécessités opératoires, Jean-Luc André privilégie une pratique transversale de tous les médiums par mixage et hybridation. Son enseignement prône ce principe de transversalité par le basculement d'un médium dans un autre – ce qui est en rapport avec le fait que l'art est aussi affaire de transduction.
Jean-Luc André participe en tant que membre actif aux concerts du DDAA un peu partout en Europe (Paris, Wroclaw, Brighton, Marseille, Rennes…). Son travail plastique est souvent montré dans différents centres d'art (FRAC Basse-Normandie, FRAC Limousin, Le Lieu à Québec, Le Vortex à Dijon, Le Radar à Bayeux…).
Jean-Luc André est régulièrement présenté par la Galerie Lara Vincy à Paris, galerie qui revendique une orientation conceptuelle et fluxus avec des artistes comme Ben, Esther Ferrer, Raymond Hains….
Publications : De la détérioration, éd. Crem 1990 • Chaos en perte reformulation, éd. Centre d'Art Basse-Normandie 1996 • Jean-Luc André, texte de Philippe Piguet éd. Frac Basse-Normandie 1998 • Le bord du réel, éd. Station Mir 2000 • Programmes Baaderbank, éd. Frac Limousin 2004 • Poétik Commando, éd. Illusion Production 2008 • Agence Nationale De Récit Évasif, éd. Galerie Lara Vincy, 2011.
Discographie récente du DDAA : Pourriture Cubique, cd 2012 • Électrification, vinyl 25 cm 2014 • Hazy World, cd 2014 • Défragmentation des pierres qui chauffent, cd 2015.
contact : agence Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.• ipddaa.com

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Une radio temporaire de création fabriquée par des étudiant(e)s de l’Ensa Bourges
en FM : 105.1 à Bourges
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Atelier sonore d’esthétique

Créé en 2005, l’Atelier sonore d’esthétique, est un séminaire de recherche esthétique en création sonore expérimentale — site web

Arts et créations sonores

Post-diplôme en partenariat avec le Conservatoire de musique et de danse de Bourges — d'électroacoustique — site web