Galerie La BoxProgrammationProgrammation 2020-2021Sucre de l'est
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galerie La Box

Exposition visible, sous format virtuel, à partir du
jeudi 19 novembre 2020

Ouverture publique de l'exposition 
> du 3 au 31 décembre 2020 

Chris Marker, capture du film "The battle for the 10 million", 1970

Sucre de l'est

Exposition en ligne

Avec Ludovic Bernhardt, Luz Blanco, Graciela Carnevale, Honoré Daumier, Samuel Ferretto, Fokus Grupa, Thibaut Gauthier, Kyo-Hyun Kim, Hanna Kokolo, Matteo Locci, Mariana Lombard, Olivier Marbœuf, Chris Marker, Ilona Németh, Anna Ponchon.

Commissariat Ferenc Gróf

En raison de la situation actuelle, la galerie La Box est fermée au public.
Toutefois l'exposition Sucre de l'est est visible sous format virtuel.

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Sucrée mais amère, c'est ainsi que l'on pourrait qualifier l'histoire d'une industrie qui a alimenté la mondialisation depuis l’époque du commerce triangulaire atlantique, en passant par le Blocus continental de l'ère napoléonienne, jusqu'aux guerres néolibérales actuelles.

L'exposition collective Sucre de l'est à La Box tente d’esquisser un panorama kaléidoscopique et hybride à partir de plantations de canne à sucre sur d’anciennes îles sucrières, d'usines en ruine dans des zones dites post-socialistes, de champs de monocultures boostées, de piquets de grève et de ziggourats de cubes de sucre. La bataille menée par l’exploitation de la betterave occidentale contre celle de la canne à sucre des colonies, représentée par Honoré Daumier en 1838 dans les pages du magazine satirique 
Le Charivari, constitue le point de départ de cette recherche s’étendant sur plusieurs siècles. Les œuvres de l'exposition remettent en question les discordantes contentions de l'impérialisme, le "laissez faire"  des majestueux, l'idéologie qui se cache derrière le commerce de la sueur du sucre.

Cette exposition est le fruit d’une collaboration internationale au sein du projet 
Eastern Sugar, initié par l’artiste Ilona Németh et co-financé par Europe Créative.

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Ludovic Bernhardt 

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Le jeu du chaos, 2020
, impression sur papier, table en contreplaqué, lumières, 110 x 110 x 45 cm, courtesy de l'artiste.
Photo © François Lauginie

L’œuvre Chaos Game est une table-jeu de plateau chaotique (qui ne se joue pas) sur la révolution haïtienne de 1791-1804. En tant qu'île sucrière, Saint-Domingue / Haïti a été au XVIIIe siècle un des premiers producteur mondial de canne à sucre. A cette époque elle est devenue la principale destination de la traite des noirs organisée par l’Empire colonial français. Ce que l’on nomme les îles à sucre furent principalement des lieux de production permettant aux colons un contrôle presque total des esclaves par les caractéristiques géographiques insulaires. La révolution haïtienne de 1791-1804 fut la première révolte d'esclaves réussie à l’orée du monde moderne aboutissant à la création d’une république (Haïti). Dans l’œuvre Chaos Game la révolte des esclaves producteurs de sucre est signifiée dans une expérimentation ludo-cartographique : cette œuvre se base sur une perturbation des codes graphiques et géographiques comme une « chaos-cartographie » pour un jeu de plateau stratégique en devenir. Les événements, contextes, esclaves qui ont créé cette révolution y sont représentés sous forme d’icônes, textes et pions. Ce jeu-installation chaotique évoque un monde en ébullition, un événement politique unique dans l’histoire, mais aussi une distance manipulatrice du jeu comme manipulation du monde à échelle réduite. L’installation sera prochainement adaptée pour devenir un jeu de plateau avec règles et joueurs.  

Ludovic Bernhardt (1975, Saint-Germain-en-Laye, France) est artiste et écrivain, diplômé du Studio National d’art contemporain Le Fresnoy et de l'École Duperré. Il vit et travaille actuellement à Paris, après avoir résidé six ans à Istanbul. À travers l’installation et la littérature expérimentale il interroge certains "symptômes" du présent en déconstruisant un ensemble de cartographies basées sur la manipulation de signes politiques. Son travail est représenté par la galerie Sanatorium à Istanbul. Il a participé à plusieurs expositions et art fair en France, Turquie, Autriche, Pologne, Inde, Suisse, Portugal, Chine et Grèce, et a été co-curateur des expositions Hyphologie and Fragments Of A Hologram Rose à Istanbul. Il a collaboré de nombreuses fois avec l'espace artistique Plateforme à Paris. Son dernier livre Work bitch a été édité par les éditions Jou. Son prochain livre Réacteur 3 (Fukushima) sera édité début 2021 aux éditions Lanskine.

www.ludovicbernhardt.com

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 Luz Blanco 

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Landscape, 2020
, 70 x 55 cm, impression sur soie, courtesy de l'artiste.
Photo © François Lauginie

Landscape est formé de deux pièces de soie imprimées, superposées : deux images d'archives issues de l'exploitation du sucre de canne, l’esclavagisme et la spéculation boursière en référence à l'ingérence américaine sur Cuba dans la première moitié du XXe siècle. L'une d'elle, en se superposant à l'autre, en cache une partie. En soulevant le voile on découvre que cette partie est totalement blanche : absence, effacement, disparition… le document est tronqué. Dans la partie visible, on a peine à entrevoir la présence des ouvrières agricoles qui se fondent comme camouflées dans le paysage. Les deux images dialoguent avec l'effacement des mémoires menant une réflexion sur la notion d'archive : elles mettent en visibilité un effacement de la force de travail invisibilisée par la puissance spéculative représentée par l'image du dessus - un détail de bon pour action en bourse sur le sucre de canne - qui efface l'image du dessous tel un agent producteur d'amnésie, producteur de zones blanches qui apparaissent comme irrémédiablement condamnée par l'histoire. Un paysage arasé. La soie, extrêmement fine et délicate, est métaphore de la fragilité de la condition de visibilité et de mémoire.

Luz Blanco (1973, Paris, France) est une artiste française, diplômée de l'École Supérieure des Arts Appliqués Duperré, vivant et travaillant à Paris. Elle a vécu de nombreuses années à l'étranger, particulièrement à Istanbul et Lisbonne, et expose régulièrement à l’international. Ses œuvres, dessins, photographies et installations, explorent la possibilité d’un dialogue entre effacement, mémoire et oubli. Ses travaux nous plongent dans une sorte d’archéologie de la mémoire. Ses images sont hantées par leur disparition de la même manière qu’une mémoire historique ou personnelle est intrinsèquement fragile... Son but : retracer leurs vestiges pour éviter qu’elles ne s’envolent définitivement, tout en admettant que ce ne sont que des traces.

www.luzblanco.org

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Graciela Carnevale 

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Tucumán Arde, 1968 / 2020
, affiches et photographies d’archive, 450 x 360 cm, une sélection d’archives de Graciela Carnevale 
sur le site archivosenuso.org, courtesy de l’artiste. Photo © François Lauginie

La décision du gouvernement militaire de fermer les raffineries de sucre de Tucumán en 1968 plongea la population dans la pauvreté et la famine. Vanguard Artist's Group, un groupe d’artistes et d’intellectuels dont faisaient partie María Teresa Gramuglio, Nicolás Rosa, Juan Pablo Renzi, León Ferrari, Roberto Jacoby, Norberto Puzzolo et Graciela Carnevale, entre autres, mit au point le projet Tucumán Arde pour la CGTA (Confederación General del Trabajo de los Argentinos, Confédération générale des travailleurs argentins). Il s’agissait d’une intervention de communication de masse générant un circuit de contre-information au sujet de la situation à Tucumán, opposée à celle de la dictature argentine, alors même que les partis politiques, les politiques éducatives et les médias faisaient l'objet d’un contrôle et d'une censure stricts de la part du gouvernement. Dans le cadre de la Première Biennale d’art avant-gardiste (1ª Bienal de Arte de Vanguardia) en 1968, le groupe mit au point des actions isolées, constituant une campagne globale qui passa inaperçue jusqu’à sa manifestation finale : des autocollants « Tucumán » furent collés dans toute la ville, des graffitis et autocollants Tucumán Arde (Tucumán brûle) apparurent partout dans la ville, comme une campagne politique. Au même moment, certains artistes se rendaient à Tucumán pour étudier et documenter les conditions des travailleurs. Ces documents furent inclus à l’exposition, visitée par 3 000 personnes. (Source : arte-util.org) Pour  Sucre de l’est  à La Box, Graciela Carnevale a travaillé avec le commissaire d’exposition à une installation murale éphémère basée sur ses archives tirées du site archivosenuso.org

Graciela Carnevale (1942, Marcos Juárez, Argentine) vit et travaille à Rosario, Argentine. Elle est sortie diplômée de l’École des Beaux-Arts de l’Université nationale de Rosario en 1964 et y a été professeur de 1985 à 2009. En 1965, elle commence à travailler avec le Grupo de Arte de Vanguardia de Rosario (GVR), un groupe qui a radicalement métamorphosé la scène artistique locale. Avec ces jeunes artistes, Carnevale participe à plusieurs expositions, notamment : Rosario 67, Primary Structures II., OPNI et El Arte por el Aire. Le groupe crée Ciclo de Arte Experimental, une série d’expositions organisées toutes les deux semaines de mai à octobre 1968. Dans ce cadre, Carnevale organise Acción del encierro (Action d’enfermement), une opération au cours de laquelle les personnes venues assister au vernissage de l’exposition sont enfermées dans la galerie pendant plus d’une heure. Pour échapper à l’œuvre d’art, ils n’ont pas d’autre choix que de briser les vitres des fenêtres de la galerie. À nouveau en 1968, Carnevale et le GVR, avec des artistes de Buenos Aires, organisent Tucumán arde. En 1969 le GVR est dissout. Carnevale recommence à produire des œuvres en 1994, lorsqu’elle rejoint le Grupo Patrimonio. Depuis 2003, elle a organisé avec l’artiste Mauro Machado l’espace alternatif El Levante et participé à plusieurs expositions, notamment Radical Women : Latin American Art, 1960-1985, Musée Hammer Los Angeles ; Musée de Brooklyn, New York ; Pinacoteca, São Paulo, 2017-2018 ou Documenta, Cassel, 2007. 

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Honoré Daumier 

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Je ne te dirai pas vas te faire ... sucre ! Je te dirai vas te faire cuire !, 8 septembre 1839 (illustration de gauche)
Maître... moi pouvoir plus travailler ti canne !... pendant que li Français manger li sucre de li Betterave, moi avoir engraissi,
moi pouvoir plus bougis du tout, 
12 septembre 1839
(illustration en haut à droite)
Ceci vous représente un grand combat qu'on peut croire commandé par le Général Croque Betterave ! Qui n'entrera pas
au Musée Historique de Versailles et qui doit servir de pendant à la Bataille de Canne, 
20 septembre 1839
(illustration en bas à droite)
Lithographie originale et reproductions numériques, 100 x 70 cm. Photo © François Lauginie

Honoré Daumier (1808-1879) est un graveur, caricaturiste, peintre et sculpteur français, dont les œuvres commentaient la vie sociale et politique en France au XIXe siècle. Dessinateur prolifique, auteur de plus de quatre mille lithographies, il est surtout connu pour ses caricatures. 

La série présentée à la Box a été publiée sur les pages du Charivari en 1839. En arrière plan, les pages du Code Noir (édition 1724) se fondent dans le rouge du sceau de la Bibliothèque Impériale pour contextualiser le racisme vulgaire de cette série. 

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Samuel Ferretto

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Feitos de Açucar, 2020
, prospectus A5 plié, bioplastique et lettres en sucre, courtesy de l'artiste.
Photo © François Lauginie

Feitos de Açucar parle de la transformation du sucre, et de la manière dont il est devenu une ressource essentielle au Brésil. L’observation de la métamorphose du sucre en bioéthanol permet de faire émerger plusieurs questions politiques, économiques et écologiques. 

Samuel Ferretto (1995, Paris, France) est diplômé de l’école d’art Duperré, et est encore étudiant à l’ENSA Bourges. Il travaille sur la transmutation de la peinture, et explore les nombreuses expérimentations de ce processus. Sa peinture aborde le thème de la sérendipité, tout en mêlant « cuisine » et « science ». Ses œuvres ont notamment participé à des expositions telles que le Salon Réalités Nouvelles (Parc Floral de Paris, 2018), Format de poche (galerie Abstract project, Paris, 2018) et Solitude Sidérale (Galerie Poteaux d’angle, Bourges, 2020).

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Ferenc Gróf

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From plants to plantations, from plantations to plants, 2020
, impression numérique, dimension variable, courtesy de l'artiste.

En alternative à une déclaration curatoriale, la recherche autour de l'exposition Sucre de l'est a débuté par une mappemonde. Une carte de deux plantes, la canne à sucre et la betterave à sucrière, sur leur rôle dans l'histoire de l'esclavage et l'héritage de l'économie des plantations. Le diagramme suit la fluctuation des prix du sucre depuis le XVIIe siècle, mettant en évidence les moments essentiels de l'histoire de l'industrie sucrière et les points clés de cette exposition.

Ferenc Gróf a étudié à l’Académie des beaux-arts de Budapest (1996-2001), puis obtenu le statut de chercheur à l'Académie Jan van Eyck de Maastricht (2008-2009). Il vit et travaille à Paris depuis 2001. Il a créé la coopérative Société Réaliste en 2004 avec Jean-Baptiste Naudy. Le travail de Société Réaliste explore les récits de l’histoire, de l’économie, de l’architecture et de l’art à travers ses signes visuels. Cartographies, typographies, géoglyphes, films, photographies, objets sont quelques-uns des « outils » classiques de la communication institutionnelle que le collectif développe et déconstruit, afin de mener une réflexion autour des politiques de la représentation par le biais d’expositions, de publications et de conférences. En 2011, Société Réaliste a bénéficié d’une exposition individuelle au Jeu de Paume à Paris. Son projet Empire, State, Building a été exposé en 2012 au Musée Ludwig de Budapest, ainsi qu’au MNAC de Bucarest.

http://ferencgrof.com/

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Fokus Grupa

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Vedutas from the palace of the Privileged Company of Trieste and Rijeka, 2020
, papier peint, 225 x 380 cm, courtesy des artistes.
Photo © François Lauginie

Dans la plus ancienne usine sucrière austro-hongroise, qui avait ouvert ses portes au milieu du XVIIIe siècle à Rijeka, une série de paysages « idéalisés » peinte par des artistes inconnus, inclut des portraits d’esclaves. Ces peintures, appelées vedute ideate, constituent une rare représentation du travail des esclaves racialisés dans l’Empire austro-hongrois, montrant le travail invisible qui a rendu possible la production industrielle de sucre et qui a rendu visible la relation de l’Empire austro-hongrois, et de la ville portuaire périphérique de Rijeka, avec la circulation des capitaux à l’échelle mondiale et l’histoire du colonialisme. En s’appuyant sur l’ouvrage publié récemment par Catherine Baker, Race and the Yugoslav Region, Postsocialist, Post-conflict, Postcolonial?, Fokus Grupa s’est intéressé à l’absence d’évaluation critique de la représentation de l’esclavage alors que perdure l’amertume liée à la racialisation entre les groupes ethniques, en lien avec l’Europe-même, où les habitants de l’ex-Yougoslavie sont eux-mêmes racialisés comme les « autres » Européens. 

Avec la reconversion de ce bâtiment industriel dans le cadre du projet Capitale européenne de la culture, Rijeka 2020 – Port de diversité, les vedute ideate seront exposées au public lors de l’exposition du Musée de la ville de Rijeka. Mais on ignore si le musée reconnaîtra le colonialisme comme une composante de l'industrialisation et du développement de Rijeka.

L’article présenté dans l’exposition a été écrit à l’origine pour le numéro 10.1 du Journal ArtMargins, publié par MIT Press. Auteurs de l’article : Fokus Grupa auteur des photographies : Ivan Vranjić.

Fokus Grupa (2012, Rijeka, Croatie) - Lors de leur création en 2012, le duo d’artistes s’est approprié le nom générique d’une méthode de recherche : Fokus Grupa. Construit alors comme un auteur fictif s’attribuant le mérite et la responsabilité des œuvres du binôme d’artistes, il se considère à la fois comme manipulateur et manipulé dans un contexte artistique et social large. Le duo produit principalement des installations et met en lumière les relations de pouvoir au sein du système artistique, économique et social s'intéressant plus particulièrement au rôle que joue l’art dans ces relations. Leur travail s’étend aux disciplines voisines et emprunte au design, à l’architecture, au commissariat d'exposition ainsi qu'à la littérature, et se nourrit de ces domaines. Fokus Grupa est parfois amené à travailler avec des collaborateurs, qu'ils soient experts d’une discipline spécifique ou d’un sujet spécifique. En 2008, ils ont co-fondé un collectif auto-organisé, Kružok (groupe dédié aux discussions et à la production d’événements discursifs), actif par intermittence jusqu’en 2015. Ils ont participé au travail de l’Autonomous Cultural Centre Medika à Zagreb, et co-fondé l’espace collectif géré par les artistes Delta 5 à Rijeka en 2013. Fokus Grupa est membre de l’espace d’artistes auto-géré SIZ, où ils coorganisent régulièrement des expositions d’artistes régionaux et internationaux depuis 2012. 
https://fokusgrupa.net/

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Thibaut Gauthier (Fonction Support)

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PRICE INVENTORY IN ASCENDING ORDER, Sugar No. 11, illustrated by stamps, 2020
, sérigraphie, 70 x 100 cm, courtesy de l'artiste.
Photo © François Lauginie

Le Sugar No. 11 est le contrat de référence mondial qui fixe le prix du sucre de canne brut. Cette sérigraphie classe ces prix par ordre croissant sur plus de 100 ans. Dans notre présent où l’économie est maître, faire un inventaire des prix, c’est utiliser un outil comptable pour écrire l’histoire, une histoire qui se raconterait à travers des tableurs Excel. Ces prix sont illustrés par un catalogue (non exhaustif) des timbres émis entre 1918 et 2019 ayant pour sujet le sucre. Ce qui pose cette question : pourquoi certains états firent la promotion du sucre par les timbres telle année où le cours du sucre était à tel prix ? Ces timbres représentent un envers du prix : la production du sucre et les liens qu’elle entretient avec les volontés nationales.   

Thibaut Gauthier (1988, Saint Remy, France) est diplômé de l’École Nationale Supérieure d’Art de Bourges. En 2015, il a été chercheur associé au post-diplôme « Document et Art Contemporain » à l’École Supérieure de l’Image (Angoulême et Poitier). Sa pratique s’oriente alors sur la place de l’économie dans la société à travers les productions culturelles propres à celle-ci : littérature grise, comptabilité, rapports d’activité etc. En 2017, il crée une archive sur les fanzines LGBTQ en Espagne de 1970 à nos jours au centre culturel La Néomudejar (Madrid). Après un travail salarié dans une agence de notation en Responsabilité Sociétale des Entreprises (Vigeo-Eiris), il crée en 2019 Fonction Support, une fiction artistique développée sur fonctionsupport.eu

Fonction Support s’intéresse à la culture d’entreprise comme fait culturel contemporain majeur. Cette fiction a pour objectifs de :
1) Faire muter les fonctions supports classiques (ressources humaines, financement, facility management, logistique, affaires juridiques, achats, communication…).
2) Accompagner la culture d’entreprise dans sa croissance hégémonique.
3) Faire des fonctions supports une entreprise de la culture.

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Kyo Kim

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Sugar Ballistic, 2020
, 13,5 cm x 21 cm, sérigraphie et impression numérique, 96 pages, courtesy de l'artiste.
Photo © François Lauginie

Sugar Ballistics est une œuvre imprimée, qui rassemble des spéculations entre faits historiques et phénomènes contemporains pour penser un point de vue alternatif sur le sucre en tant qu’élément transformateur de la logique économique et politique.

Kyo Kim (1991, Daegu, Corée du Sud) vit et travaille actuellement en France, il a étudié la psychologie avant d’intégrer l’ENSA Bourges. Il étudie les questions de la souveraineté numérique et physique en se basant sur des évaluations quantitatives et la technologie. Sa pratique artistique est axée sur la vidéo et l’écrit. Il a récemment participé à une exposition collective à EP7, à Paris en 2020, avec Emotional Interface, et au File Festival à São Paulo, au Brésil, en 2020. Il avait auparavant participé à la Wrong Biennale, avec le groupe de commissaires Emotional Interfaces, suivie d’une résidence en ligne. 

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Hanna Kokolo

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Black Lady’s Sugar, 2020, brochure A5, impression numérique, 20 pages, courtesy de l'artiste.
Photo © François Lauginie

Black Lady's Sugar est une courte histoire sur une dépendance à la poudre blanche : au kaolin. Ce minéral est utilisé pour fabriquer des céramiques, des cosmétiques et, dans certains pays africains, du maquillage rituel. Mais il existe aussi un côté sombre à cette poudre douce… Au début, c'est la réalité, mais plus on lit l'histoire, plus vous recherchez des preuves… N'oubliez pas de remplir le questionnaire à la fin…

Hanna Kokolo (née en 1997 à L'Isle d'Espagnac, France) est une artiste qui vit et travaille en France. Étudiante à l'ENSA Bourges, elle s'engage dans ses travaux sur les problématiques afroféministes, afrofuturistes et décolonialistes. À travers des autofictions et des fictions, elle explore son propre monde et invite le public à suivre ses paroles. Céramiques, pièces sonores, dessins et photographies témoignent de la véritable existence de ses histoires. Elle a récemment interprété Quel métier pour une âme noire à l’Espace PITA (Play In The Attic) (Bourges - août 2020) et au Festival Longueur D'Ondes (Brest - février 2020). Travaillant avec le collectif rAAdio cAArgo, elle a interprété L'eau Argentée au Château d'Eau (Bourges - juillet 2019), à Emmetrop (Bourges - octobre 2019), et a interprété Dé-Dal à l'événement Chaosphonie au le Palais Jacques Cœur (Bourges - juin 2018).

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Matteo Locci

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I'd like to build the town a font #0, 2020
, dessins, montages, photographies, montés sur papier d’aluminium, 39 x 25 cm chacun.
Photo © François Lauginie

Le Coca-Cola a été servi pour la première fois le 8 mai 1886 à la fontaine à soda de la Pharmacie Jacob's, à Atlanta. Le délicieux sirop brun mélangé à de l’eau gazeuse était alors vendu au prix fixe de 5 cents seulement. Jusqu’en 1899, la boisson était vendue exclusivement dans des distributeurs de soda, qui ne perdirent leur exclusivité au profit des bouteilles qu’en 1928. Ces fontaines, aujourd'hui souvent oubliées, étaient des lieux de rassemblement aux États-Unis, et ont certainement contribué à l’imaginaire collectif et au succès de la boisson gazeuse la plus célèbre du monde. Pour un chercheur vivant à Rome, l'image du sirop distribué dans des fontaines rappelle le sucre servi dans des trionfi utilisés comme surtout de table à l’époque baroque en Italie et en France.

Après tout John Stith Pemberton, inventeur du délicieux sirop, a grandi à Rome. Plus incroyable encore, il a continué à y vivre après ses études universitaires, et a pratiqué la médecine et la chirurgie dans les environs de la ville. Il s’agissait bien sûr de Rome, en Géorgie, aux États-Unis, non loin d’Atlanta. La « ville éternelle » a cependant marqué l’histoire du Coca-Cola. Ce qui est souvent considéré comme la publicité du siècle a été filmé non pas en Géorgie ou en Californie, mais sur une colline de la campagne au nord de Rome. C’est plus précisément dans la ville de Manziana qu’a été filmé le superbe spot publicitaire « Hilltop » en 1971, et que des personnes des quatre coins du monde ont chanté le célèbre jingle, hymne à l’amour et à l’harmonie.

I'd like to teach the world to sing

In perfect harmony

I'd like to buy the world a Coke

And keep it company

Malheureusement, et malgré une pertinence indiscutable, les habitants de Manziana n’ont pas conscience du rôle central qu’ils ont joué dans l’histoire de la publicité. Tout près du sommet de la colline se tient une ruine d'un complexe baroque de Bernini, avec l’église de San Bonaventura et une fontaine abandonnée.

I'd like to build the town a font (Je voudrais construire une fontaine pour la ville) présage de la naissance d'un partenariat entre Coca-Cola Company et la commune de Manziana, visant à marquer le site et à sponsoriser la restauration de la fontaine, en faisant par la même occasion un monument de l’histoire populaire.

Pour l’exposition de Bourges, Matteo Locci expose le dessin architectural de la phase de conception destiné à la rénovation envisagée, dans le cadre d'un engagement à long terme avec la ville de Manziana qui a pour but de mettre en valeur l’histoire locale de Coca-Cola, suscitant la fierté et l’intérêt de ses habitants.

Matteo Locci (1986, Rome, Italie) est un artiste multimédia et un magicien de la critique, avec une formation de designer. Il a obtenu en 2013 un diplôme en architecture à l’Université de Roma Tre, et termine actuellement son Diplôme Supérieur de Recherche en Art (DSRA) avec l’EESI et l’ENSA Bourges. Mêlant histoire populaire, art, activisme et performance, son travail met en évidence les relations changeantes entre pouvoir, images techniques et participation, et se concentre sur les façons dont l’attention est provoquée, produite, circule et disparaît au sein de la gouvernance participative néolibérale. S’appuyant sur la notion de distraction au sein de l’économie de l’attention, sa recherche actuelle analyse les implications neurologiques du cercle vicieux de la dépendance basé sur la dopamine, tout en explorant la variété des perceptions non-attentives. Il réalise la majeure partie de ses recherches avec et grâce au collectif interdisciplinaire ATI suffix, dont il est co-fondateur. Au fondement de la recherche du collectif, on trouve la compréhension et la mise en évidence des contributions de chaque acteur participant à la construction de la ville. Ses membres conçoivent leur implication comme celle de contaminants contaminés dans des processus cocréés et codirigés par les circonstances, les contextes, les individus et les communautés rencontrés. Ils refusent d’opérer dans l’environnement urbain selon la logique qui régit déjà la ville, et manœuvrent donc leur recherche comme un cheval de Troie afin de décoder, provoquer et détruire les convictions préétablies, tout en agissant comme un facteur de déséquilibre. Au fil des années, le groupe a exposé et s’est produit dans de nombreux lieux dans le monde entier, sous différents noms, notamment : ATI @ Frac Orléans, MelatoninATI @ JoanneumMuseum, RebootATI @ Venice Architecture Biennale, DisturbATI @ Istanbul Design Biennial, DepurATI @ Istanbul Modern, ArenATI @ Columbia University StudioX. Web atisuffix.net

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Mariana Lombard

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Mariana Lombard (1986, Buenos Aires, Argentine) est artiste plasticienne et chercheuse, elle vit et travaille à Buenos Aires. Mariana Lombard enseigne les arts visuels, et prépare une thèse de master en Technologie et esthétique des arts électroniques (UNTREF, Argentine). Elle a reçu plusieurs bourses pour la création et la formation, dont les plus récentes sont une « Résidence en création et recherche » (ENSA Bourges, France ; UNTREF, Argentine, 2020), une « Bourse pour la création » (FNA, Argentine, 2018) et la « Résidence FASE » (CCR, Argentine, 2017). Son travail artistique a été exposé dans divers lieux culturels et musées en Argentine, et ses vidéos ont participé à des festivals et programmes en Argentine, au Mexique, à Cuba et aux États-Unis. Elle est professeur d’art dans l’enseignement supérieur et à l’université, et travaille de façon indépendante sur des projets artistiques audiovisuels. Mariana Lombard a participé à l’élaboration du dispositif mural de Tucumán Arde avec Ferenc Gróf.

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Olivier Marboeuf

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Sucre Fantôme2020–2021,  32 dessins, peinture au sol, performance, courtesy de l'artiste.
Photo © François Lauginie

Sucre Fantôme est un projet au long cours d’Olivier Marboeuf où il explore la possibilité de produire une biographique spéculative du sucre de canne en compagnie de témoins fantômes et de présences non-humaines. Ce récit graphique et performatif utilise le corps d’un conteur créole comme instrument pour faire entendre des voix perdues dans une périphérie liquide de l’Occident.

La version de Sucre Fantôme présentée à La Box à Bourges se compose d’une série de 32 dessins à l’encre sur papier au format A4 et d’une performance (conte et dessin en direct). L’esthétique éthérée de l’accrochage rappelle celle du carré de sucre tel qu’il arrive le plus souvent sur nos tables en Europe. Objet abstrait dont la géométrie parfaite semble vouloir effacer toute l’énergie, la machinerie, la chimie, les muscles, la sueur et les voyages que nécessite sa fabrication. Toute la violence de son histoire également. 

Les quatre séries – quatre lignes narratives qui retracent l’aventure de Sucre, matière-conteur de la Caraïbe – seront installées les unes au-dessus des autres dans l’esprit de la géométrie parfaite d’un bloc de sucre qui va contraster avec l’espace performatif délimité par un sol brun foncé, couleur du sucre de canne brut.

Les scènes dessinées par Olivier Marboeuf ne sont pas des représentations figuratives, mais plutôt des espaces de conflits dans lesquels sont mis en présence et en friction différents régimes de savoir et de sensations, issus de lectures, de recherches bibliographiques ou d’archives, mais aussi d’entretiens, de rencontres et de la mémoire d’expériences de terrain – dont des rituels et des dérives en Guadeloupe, en Haïti et en Martinique. Les scènes dessinées sont ainsi des tables de montage basées sur l’improvisation et la collision que provoque des états d’attention et de présence du corps, corps qui est ici la principale technologie d’archive. 

Chaque étape de l’exposition donnera lieu à une performance contée, fantaisie où s’assemble sous couvert de la farce des histoires de la violence du sucre mais où surgissent également des figures de résistance.

Olivier Marboeuf (1971, France) est auteur, conteur, commissaire d'exposition indépendant et fondateur du centre d'art Espace Khiasma qu'il a dirigé de 2004 à 2018 aux Lilas (Seine-Saint-Denis). Il y a développé un programme centré sur des questions de représentations minoritaires qui associait expositions, projections, débats, performances et projets collaboratifs sur le territoire du Nord-Est parisien. S’intéressant aux différentes modalités de transmission des savoirs, les propositions d’Olivier Marboeuf sont largement traversées par des pratiques de conversations qui tentent de créer des situations éphémères de culture. Il explore notamment la forme de la veillée. Son intérêt pour le récit en art l’a amené à développer un travail spécifique d’accompagnement d’artistes impliqués dans les pratiques du film. Il est aujourd’hui producteur au sein de la maison de production Spectre basée à Rennes. Parallèlement, il développe des textes de fiction et des recherches théoriques autour des pratiques décoloniales dans le champs de la culture et du corps comme espace d’archive. Il publie régulièrement ses travaux en cours sur le blog Toujours Debout. 
https://olivier-marboeuf.com/

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Chris Marker

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La Bataille des dix millions, 1970
, 58 min, © Slon-Iskra.
Photo © François Lauginie

Le discours autocritique de Fidel Castro, le 26 juillet 1970, précédé de l'analyse de cette année historique pour Cuba. Quelques mois auparavant, Fidel Castro lançait un appel à la population cubaine pour qu'elle réunisse tous ses efforts afin de doubler la récolte de la canne à sucre – soit 10 millions de tonnes de sucre –, seul moyen de freiner le déclin catastrophique de l'économie cubaine. Malgré une mobilisation extraordinaire, le but n'a pas été atteint. C’est dans ce contexte que Chris Marker réalise ce documentaire historique sur cette bataille économique lancée par le Leader Maximo. 

Co-réalisateur : Valérie Mayoux ; Sociétés de production : KG Productions, SLON – Société pour le lancement des œuvres nouvelles (Brussels), ICAIC – Instituto Cubano del Arte e Industria Cinematográficos, RTBF - Radio Télévision Belge Francophone ; Directeur de la photographie : Santiago Alvarez ; Ingénieur du son : Jean-François Chevalier ; Compositeur de la musique originale : Leo Brouwer ; Monteur: Jacqueline Meppiel ; Narrateurs : Georges Kiejman, Edouard Luntz

Christian Bouche-Villeneuve, dit Chris Marker (1921-2012, France) est un réalisateur, écrivain, illustrateur, traducteur, photographe, éditeur, philosophe, essayiste, critique, poète et producteur français. Son œuvre renvoie à ses films majeurs : Les statues meurent aussi (1953, avec Alain Resnais), La Jetée (1962), Le Joli Mai (1963), Le fond de l'air est rouge (1977), Sans soleil (1982).

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Ilona Németh

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Eastern Sugar : Archive, 2017-2020
, en collaboration avec Olja Triaška Stefanović, Cukru production et Marián Ravasz, 

38 tirages couleur sur panneaux en aluminium, installation interactive, 
texte, 
12 x 2,60 x 2,60 m, courtesy de l’artiste.
Photo © François Lauginie

Archive représente la synthèse des recherches effectuées par d'Ilona Németh sur l’histoire et la disparition progressive de l’industrie sucrière slovaque. Entre le 9 septembre 2017 et le 14 mars 2018, l’artiste et ses collaborateurs ont recensé et « archivé » scrupuleusement les différents sites et leur histoire. Cette installation en plusieurs volets suit la trace des vestiges architecturaux : de l’image emblématique des tours d'usine, des champs austères et des structures délabrées, aux maisons bourgeoises, souvenirs de l’époque révolue de la culture entrepreneuriale. Elle rassemble les récits de personnalités clés, soulignant leur rôle individuel au cours des derniers processus de transformation qui ont changé les bases du commerce et de la production sucrières.  

Ilona Németh (1963, Dunajská Streda, Slovaquie) est artiste, enseignante, et curatrice vivant en Slovaquie. Sa pratique artistique s’inscrit dans une recherche d’équilibre entre son expérience personnelle (son enfance dans un pays marqué par une grande instabilité politique) et l’histoire universelle des pays du bloc de l’Est au cours de la période de transition de 1990 à nos jours. Entre 2014 et 2019, en tant qu'enseignante elle dirige le Studio IN et le programme de formation international Open Studio du Département Intermédia de l’Académie des Beaux-arts de Bratislava. Elle participe à de nombreuses expositions locales et internationales. Son projet Eastern Sugar est présenté à la Kunsthalle Bratislava en 2018. Elle organise des expositions entre autres à Bratislava, Prague, Budapest, Vienne, Helsinki et Rome. Elle représente la Slovaquie (avec J. Suruvka) lors de la 49e Biennale de Venise en 2001. Elle coorganise la série d’expositions Private Nationalism dans 6 pays (2014-2015) ; Universal Hospitality 1., en 2016, à Vienne, Autriche et Prague, République tchèque, en 2017. Elle travaille actuellement sur l’exposition internationale et le projet de recherche Eastern Sugar, avec le soutien du programme Europe Créative.  
https://www.ilonanemeth.sk

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Anna Ponchon

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J’aime mon PDG comme j’aime mon sucre, blanc et raffiné, 2020, brochure A4, impression numérique, 36 pages, courtesy de l'artiste.
Photo © François Lauginie

J’aime mon PDG comme j’aime mon sucre, blanc et raffiné est un projet d’édition qui utilise les codes éducatifs du site web en accès libre combiendesucres.fr. Ce travail vise à montrer l’absurde réalité économique entre les différents acteurs de l’industrie du sucre, la hiérarchisation des conditions sociales ainsi que l'omniprésence du lobby du sucre au niveau local et international. Sur chaque page de cette édition, l’argent n’existe plus, tout est transformé en sucre comme matière première d’échange.

Anna Ponchon (1996, Paris, France) est actuellement étudiante à l’Ensa de Bourges. Partant d’archives personnelles croissantes, elle est intéressée par les relations que nous entretenons avec les images et le pouvoir de séduction qu’ils exercent sur nous. L’acte d’assemblage est l'un de ses outils privilégiés. C’est sa deuxième exposition collective cette année après avoir été présentée dans le programme Solitude Sidérale (Poteaux d’Angle, Bourges, 2020).

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http://www.easternsugar.eu/project/partners
http://www.easternsugar.eu/exhibitions


CreativeEurope       visegrad fund logo blue    Easter Sugar logo       Capture decran 2020 11 06 a 12.59.34    Capture decran 2020 11 06 a 13.00.00

 

La Box bénéficie du soutien du Ministère de la Culture, de la Direction régionale des affaires culturelles du Centre-Val de Loire, du Conseil régional du Centre-Val de Loire et de la Communauté d’agglomération Bourges Plus.

RadioRadio

Une radio temporaire de création fabriquée par des étudiant(e)s de l’Ensa Bourges
en FM : 105.1 à Bourges
et sur le web

Atelier sonore d’esthétique

Créé en 2005, l’Atelier sonore d’esthétique, est un séminaire de recherche esthétique en création sonore expérimentale — site web

Arts et créations sonores

Post-diplôme en partenariat avec le Conservatoire de musique et de danse de Bourges — d'électroacoustique — site web

dsra
document & art contemporain

3e cycle — avec l'ÉESI Poitiers-Angoulême — site web