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Commission environnement

La commission environnement existe depuis 2022 et évolue régulièrement. Les membres, tous volontaires sont des personnels de l’établissement : enseignants, techniciens d’assistance à la pédagogie, personnels techniques ou administratifs et étudiants. Tout membre du personnel et étudiant peut y participer.

Cette commission s’est réunie à 6 reprises, au sein de l’ENSA, en 2024 pour échanger et décider de façon collégiale de la mise en œuvre d’actions liées à la démarche environnementale de l’établissement.

La commission organise depuis 2 ans un séminaire annuel intitulé « Journée Environnement ». Cette journée est banalisée pour tous, depuis 2023. Un bilan a été effectué afin de mesurer les retombées en interne. Ainsi, le second séminaire de 2024 a officialisé le lancement de la récupérathèque, dénomée « Le Brique à Brak », action plébiscitée par les étudiants lors du premier séminaire.

Plan d’actions de l’ENSA sur la transition écologique

Jusqu’à présent, une collecte de données concernant le bilan carbone était demandée à tous les services publics dont les écoles nationales d’art depuis 2021 sans que son formalisme ne soit véritablement défini. En 2024, un cabinet conseil a été mandaté par le ministère de la culture pour piloter sa mise en œuvre dans ces dernières avec l’aide de l’École Nationale des Arts Décoratifs. Toutes les écoles d’art ont ainsi remonté leurs données concernant les mesures des Services Publics Ecoresponsables demandées, à savoir :

* Mesure 1 « Former les agents à la transition écologique »,

* Mesure 3 « Réduire et verdir les déplacements domicile-travail, en développant le télétravail et le report modal »,

* Mesure 4 « Réduire et verdir les déplacements professionnels »,

* Mesure 5 « Contribution climatique à la hauteur des émissions des trajets aériens des agents »,

* Mesure 6 « Verdir la flotte automobile et déploiement des points de recharge »,

* Mesure 7 « Mieux consommer et mieux produire »,

* Mesure 8 « Développer le numérique responsable »,

* Mesure 9 « Réduire la quantité de déchets et optimiser leur valorisation »,

* Mesure 10 « Promouvoir une alimentation plus respectueuse de l’environnement, en développant l’offre végétarienne et l’achat de produits issus de l’agriculture biologique, de qualité ou durable et en réduisant le gaspillage alimentaire »,

* Mesure 12 « Réduire l’empreinte environnementale des bâtiments »,

* Mesure 14 « Renforcer la gestion durable des espaces ».

Le bilan carbone de chaque école a été communiqué et a été mis en ligne sur l’intranet. Il fait état des points positifs et des faiblesses de l’établissement sur les émissions de gaz à effet de serre qu’il produit et a vocation à permettre à chacun de contribuer à diminuer l’impact environnemental de ses activités.

Suite à ce 1er bilan carbone, des groupes de travail ont été conduits par le cabinet conseil dans différentes écoles dont les Beaux Arts de Paris et l’ENSAD sur 5 thématiques :

-1) Bâtiments Bilan Carbone,

-2) Déchets tri réemploi,

-3) Mobilité,

– 4) Éco conception et achats durables,

– 5) Sensibilisation et animation de la démarche (accompagnement au changement des pratiques).

Différentes réunions d’étapes suivront pour mener à bien les actions au sein de chaque établissement selon une feuille de route qui sera élaborée début 2025 pour une atteinte d’objectifs précis à l’horizon 2030.

La feuille de route 2023 : en annexe.

Les achats responsables : pourquoi ? comment ? ressources ?

Pourquoi ?

Tout service public, dont les établissements publics, est obligé de s’inscrire dans une démarche d’achats responsables. La mesure Services Publiques Eco-responsables [SP] est une mesure du plan de transformation écologique de l’État, sous la bannière France Nation Verte. Cette mesure reprend tous les textes réglementaires : Lois AGEC, EGALIM, climat et résilience, industrie verte, notamment.

La dernière circulaire date du 23 novembre 2023.

Le ministère de la culture a en charge d’assurer le déploiement des SPE auprès des établissements publics sous sa tutelle, soit 30 152 établissements ou opérateurs, comme le Centre Nationale de la Cinématographie, le Louvre,…

Le pilotage de cette action à l’ENSA est assuré par la secrétaire générale de l’établissement. La fonction de référent SPE a été confiée à un agent du service financier, responsable des achats et qui assiste la secrétaire générale sur le suivi de cette action.

Un des axes des SPE est de mieux produire et mieux consommer.

La mesure 7 doit donc permettre d’améliorer le cadre des achats pour consommer des produits plus durables.

Les achats publics représentaient en 2023 environ 49,1 milliards d’euros (Mrds (sources ministère de l’Economie juillet 2024) (périmètre d’intervention de la DAE) :

  • 45,6 milliards d’euros pour les ministères : 25 milliards d’euros pour les établissements publics et organismes et 24,1 milliards d’euros pour les achats hors défense et sécurité.

L’Etat français inscrit donc sa démarche d’achats publics dans une logique d’achat responsable. Le premier Shéma de Promotion des Achats Socialement et Ecologiquement Responsable de l’État [SPASER] va être diffusé au 1er trimestre 2025, incitant tous ses services, établissements et opérateurs à s’inspirer de ce dispositif de la commande publique. Même s’il ne sont pas obligés règlementairement de s’y soumettre, tous les établissements doivent se saisir au mieux de cette démarche. L’Etat souhaitant intensifier les achats en faveur de la transition écologique et de l’économie sociale et solidaire.

Comment ?

Dans ce contexte, tout établissement public doit entamer une politique d’achats responsables, afin de réduire l’impact environnemental des achats publics.

Cette stratégie d’achats responsables doit viser à réduire ses achats et déchets générés mais aussi en amont avoir conscience de l’impact lié à la fabrication et la livraison.

Ainsi, il est fortement encourager de repenser les modes de consommation y compris pour les administrations. L’économie doit devenir circulaire (allonger la durée de vie des objets et marchandises) et issue de la seconde main et/ou de l’économie sociale et solidaire et donc ne plus être linéaire (on achète puis on jette). L’économie circulaire ayant un ancrage sur le territoire, elle permet aussi de créer des emplois, véritable valeur ajoutée pour tout le territoire, et au-delà.

Le conseil d’administration a approuvé en séance du 26 juin 2025 la charte des achats responsables de l’établissement, afin de réduire les émissions de gaz à effets induites par les achats, ou encore créer de la richesse partagée sur le territoire et donc passer d’une économie linéaire à une économie circulaire.

La charte d’achats responsables : en annexe

Ressources ?

Afin de mener à bien, ses obligations et s’inscrire dans une démarche vertueuse, les établissements peuvent bénéficier d’un réseau d’acheteurs publics qui se structure de plus en plus au fil de ce changement de société.

Une veille stratégique sur l’actualité des achats publics responsables est opérée ainsi qu’un sourçage de fournisseurs notamment dans l’économie circulaire en local et sur le territoire français, pour favoriser le réemploi par l’achat ou grâce à l’alternative à l’achat (dons,…).

L’ENSA a déjà mis en œuvre certaines mesures comme l’achat ou l’alternative à l’achat de mobilier issu du réemploi, la réalisation de composteurs, des nichoirs avec du bois issu du réemploi, ainsi que le tri des déchets à la source en cours de déploiement, l’établissement de par son activité créant beaucoup de déchets.

Annexes :

Feuille de Route de l'ENSA
Approbation de la charte achats durables
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